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Oct
01

La physique de l’aviron

Pour réduire le temps de parcours, il faut alléger le bateau et ramer aussi régulièrement que possible pour que la vitesse soit constante.

Extrait :

En août 2001, huit athlètes français sont devenus champions du monde d’aviron en catégorie «poids légers», après avoir ramé 2 000 mètres à la vitesse moyenne de 21,4 kilomètres par heure. Comment ont-ils fait? Les rameurs propulsent leur bateau en faisant levier sur l’eau à l’aide de leurs rames. Ceux qui pratiquent l’aviron s’assoient face à l’arrière de leur esquif et plongent leurs avirons dans l’eau le plus «souplement» possible avant d’appuyer. Afin de réduire le nombre d’immersions des avirons dans l’eau, les rameurs sont assis sur des chariots mobiles ; ils plongent les rames quand les jambes sont repliées, et sortent les rames de l’eau quand ils sont couchés vers l’arrière, jambes étendues. Cette combinaison de mouvements amplifie la course des avirons, de sorte que l’effet de levier dure plus longtemps.

Leur esquif lancé, l’objectif des rameurs est de contrebalancer, par un effort continu et régulier, l’usure naturelle du mouvement par les divers frottements liquides. À l’évidence, les causes de déperdition d’énergie sont nombreuses : chaque aviron frotte sur l’eau et les avirons cèdent une partie de leur quantité de mouvement au liquide, perdant ainsi une petite fraction de l’énergie développée par le rameur. Un rameur habile minimise cette perte en «s’appuyant» sur l’eau au maximum plutôt qu’en la mettant en mouvement. C’est pourquoi, quand les rameurs sont de bons techniciens, l’essentiel de la résistance à l’avancement du bateau provient du frottement de la coque sur l’eau et de la résistance de la …

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