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Oct
01

300 étoiles d’artifice

Pour écrire dans le ciel, les artificiers forment des lettres en miniature au sein de leurs bombes à l’aide de petites sphères de poudre mélangées de sels.

Extrait

Vingt-cinq ans de Pour la Science! Pour fêter dignement le trois centième numéro de la revue, nous avons chargé le professeur Furlong et le docteur Minot d’écrire «300» en lettres de feu dans le ciel. Nos deux héros ont étudié comment propulser des engins d’artificier susceptibles d’y dessiner les chiffres 3 0 0. Leurs essais les ont convaincus que la pyrotechnie est un art subtil… qu’il faut laisser aux hommes de l’art. Toutefois, ils sont ravis d’avoir découvert les utilisations de la combustion par les pyrotechniciens. Suivons-les pour comprendre comment les artificiers conçoivent et emploient leurs bombes.

La propulsion

Au cours du spectacle, un artificier envoie dans le ciel de nombreuses bombes, qui y dispersent une multitude de particules scintillantes. Nos confrères ont opté pour des bombes cylindriques d’un diamètre de 15 centimètres : la charge d’un kilogramme qu’elles emportent «assurera le spectacle». De telles bombes doivent être expédiées à 240 mètres de hauteur afin : 1) d’être visibles et 2) que le public ne coure aucun danger. Les artificiers les envoient à cette altitude à l’aide de mortiers, sorte de cylindre de carton épais d’un mètre de longueur, qu’ils plantent verticalement dans le sol. Quand la «chasse» explose – c’est ainsi qu’ils nomment la charge propulsive –, le reste de la bombe sort du mortier à grande vitesse. …

Références

  • Conkling – Chemistry of pyrotechnics : basic principle and theory – 1985 – Marcel Dekker Inc

Parus dans :

300 étoiles d’artifice , J.M. Courty et E. Kierlik, Pour la Science N° 300, (Octobre 2002)