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Mai
01

La mémoire magnétique des pierres

Certains matériaux conservent, en se refroidissant, la mémoire du champ magnétique ambiant : cette information stockée permet de dater les laves terrestres.

Extrait :

Les archéologues lisent la mémoire magnétique de briques cuites il y a des millénaires et les géologues décryptent l’empreinte laissée par le champ magnétique terrestre dans des laves vieilles de millions d’années. La physique de l’enregistrement magnétique explique l’exceptionnelle longévité de ces mémoires de pierre et celle d’un nouveau support d’enregistrement, les mémoires magnéto-optiques. Pour réaliser un enregistrement magnétique, il faut un matériau susceptible de s’aimanter de façon durable et stable. Curieusement, de tels matériaux sont très rares alors qu’à l’échelle microscopique, les circonstances semblent favoriser l’apparition d’une aimantation. Chaque électron est individuellement une petite boussole ; en outre, il tourne autour du noyau de l’atome et crée une boucle de courant analogue à un aimant. Dans la majorité des corps, cependant, les aimants élémentaires d’une molécule donnée se compensent exactement en vertu du principe de Pauli : à chaque électron tournant dans un sens est apparié un électron tournant dans l’autre. Ainsi, l’eau, tout comme le verre ou le bois, sont quasiment insensibles à la présence d’un champ magnétique.

Références :

  • Magnétisme I et II, E. du Trémolet de Lacheisserie (Grenoble Sciences, 2000).

Parus dans :

La mémoire magnétique des pierres , J.M. Courty et E. Kierlik, Pour la Science N° 319, (mai 2004)

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