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Mai
17

Solar Impulse : premier vol international à l’énergie solaire

L'avion solaire "Solar Impulse" lors de son vol de Payerne (Suisse) à Bruxelle (Belgique). (Photo : Solar Impulse)

Le vendredi 13 mai, après 12h59 minutes de vol sans interruption, l’avion solaire « Solar Impulse » s’est posé à l’aéroport  Zaventem de Bruxelle (Belgique). Il venait de parcourir 480 kilometres avec comme seule source d’énergie les rayons du soleil. Après un vol de plus de 26 heures d’affilée réalisé en juillet 2010, ce vol longue distance est une étape de plus dans le projet de Bertrand Piccard et André Borshberg. Les étapes suivantes seront une traversée de l’Atlantique et un tour du monde.

L’objectif du vol Suisse-Belgique etait de montrer que l’avion Solar Impulse peut s’intégrer dans le traffic aérien international très dense dans cette partie de l’Europe. En pratique les perfomances de l’avion auraient pu permettre de réaliser le trajet en moitié moins de temps. Ce sont les contraintes de l’ATC (Contrôle aérien) qui ont conduit à l’horaire choisi : un décollage de Payerne le matin, de sorte que les conditions météo soient les plus favorables, et un atterrissage en soirée à l’aéroport de Zaventem, à un horaire relativement calme permettant de fermer l’aéroport à tout autre trafic pendant une demi-heure. Cette heure tardive s’est d’ailleurs montrée un choix judicieux, car plus tôt dans la soirée, les ascendances thermiques (qui permettent aux planeurs de prendre de l’altitudes) étaient encore très importantes au niveau de l’aéroport (dont le sol sombre était encore trop chaud) et auraient empêché ou fortement perturbé l’atterrissage.

D’une envergure de 63,4 mètres, équivalente à celle d’un Airbus A380, le Solar Impulse ne pèse guère plus d’une tonne et demi. Il est recouvert de 11 628 cellules solaires, sur une surface de près de 200 metres carrés. Ces cellules fournissent assez d’énergie pour assurer le fonctionnenement des moteurs électriques et recharger les batteries qui permettront l’autonomie toute une nuit. Ces batteries constituent prés d’un quart de la masse de l’avion.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement des cellules photovoltaïques et leur utilisation : « Des électrons contre du soleil » (texte intégral)

Photo et videos: Solar Impulse

Meilleurs moments de la préparation et du vol

Le décollage de Payerne aerodrome en Suisse.

L’atterrissage à Bruxelle.

1 commentaire

  1. Dr. Goulu a dit :

    37 km/h de moyenne, tu parles d’un progrès… D’ailleurs sur le site de solarimpulse on peut lire:

    Avec 200 m2 de cellules photovoltaïques et 12 % de rendement total de la chaîne de propulsion, la puissance moyenne fournie par les moteurs de l’avion n’atteint plus que 8 CV ou 6 KW.. C’est à peu de chose près ce dont disposaient les frères Wright en 1903 lorsqu’ils ont réalisé le premier vol motorisé.

    En fait l’exploit de solarimpulse tient assez peu au solaire (on sait faire des panneaux photovoltaïques, des batteries et des moteurs électriques) et beaucoup à la construction aéronautique ultralégère.

    Solar impulse est donc un superbe motoplaneur, tellement bon qu’avec 400 kg de carburant à la place des batteries il ferait aussi le tour du monde sans escale, pour moins cher et avec chauffage incorporé…

    http://drgoulu.com/2010/09/30/solar-machins/

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